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1er mai: Anne Hidalgo annonce la renaissance de la Cité des Arts de Montmartre Selon la tradition cette année encore, la République de Montmartre faisait offrande du muguet à Madame la Maire de Paris . L'importante délégation était accompagnée des P’tits Poulbots qui animaient la cérémonie au son de leurs tambours.

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« Boronali » cent ans plus tard...avec la République de Montmartre.

Marmot, l’âne à Gilles (Lemaire), a poursuivi l’œuvre de son ancêtre Lolo, l’âne du père Frédé, en peignant avec sa queue sous constat d’huissier ! " Et le soleil se RENDORMIT sur l’Adriatique…"

(Pour voir l’album de 35 photos cliquer :www.republique-de-montmartre.com/reportages-photos.html )
Gardienne des traditions montmartroises la République de Montmartre, a fait revivre le jeudi 3 juin 2010 au même endroit et à l’identique, l’un des plus grands canulars de l’histoire de l’art, orchestré en mars 1910 par Roland Dorgelès.
Au début du XXe siècle, règne à Montmartre un antagonisme entre la tradition artistique et l’avant-garde. Adversaires de la peinture moderne, les artistes classiques réunis autour de Roland Dorgelès dénoncent les artistes « modernes» désignés sous l’appellation de la « bande à Picasso ». Les traditionalistes défendent la mimésis : reproduction du monde réel sous une forme reconnaissable sans laquelle il ne subsisterait aucune possibilité de juger et d’apprécier l’art.
C'est ainsi qu’en 1910, Roland Dorgelès élabore un canular resté fameux. Il expose au Salon des Indépendants une toile titrée "Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique", prétendument peinte par un artiste italien jusque-là inconnu, Joachim-Raphaël Boronali, par ailleurs théoricien d'un nouveau mouvement artistique « l'Excessivisme ». Echo rigolard et critique au Manifeste du Futurisme publié le 20 février 1909 dans Le Figaro, le Manifeste de l’Excessivisme est publié le 1er avril 1910 dans une revue humoristique intitulée Fantasio signé du nom de Boronali peintre.
En réalité, le Manifeste de l'Excessivisme a été rédigé par Dorgelès, et l’auteur du tableau est « Lolo », l'âne de Frédéric Gérard, dit Frédé (patron du Lapin Agile) à la queue duquel Dorgelès entouré de ses amis André Warnod (Journaliste et critique d’art pour le journal Comoedia ), Jean Aubry (secrétaire de rédaction pour le journal Fantasio), Pierre Girieud (peintre montmartrois), Charles Genty (dessinateur humoriste) ont attaché un pinceau ! Le tableau ainsi exécuté sera attribué à Boronali, anagramme d’Aliboron (l’âne dans les Fables de la Fontaine).
Révélant la supercherie, constat d'huissier à l'appui, Roland Dorgelès explique dans le journal satirique Fantasio qu'il a voulu prouver que l'oeuvre d'un âne, brossée à grands coups de queue, n'était pas déplacée parmi les tableaux exposés au salon, insultant ainsi les « probes artistes » (Maurice Denis, Paul Signac, Paul Sérusier...) obligés de subir ce voisinage. L’évènement, repris par l’ensemble de la presse nationale, eut un succès retentissant et attira une foule de curieux, désireux de découvrir la performance caudale du chef de file du nouveau mouvement excessiviste !
 

Roland Dorgelès
Né en 1885 à Amiens, de son vrai nom Roland Lecavelé, Dorgelès étudie à l’école des Arts Décoratifs, avant de fréquenter la bohème montmartroise et se tourner vers le journalisme et l’écriture. Arrivé en 1903 à Montmartre, « sa terre » écrira-t-il plus tard, il rencontre Pierre Mac Orlan, devient un familier du cabaret « le Lapin Agile » et se signale par ses articles dans Le Sourire, l’Homme libre ou dans Fantasio, journal dans lequel il dévoilera le canular de Boronali, preuves à l’appui.
En 1914, bien que réformé, il s'engage dans l'infanterie, et sera décoré de la Croix de guerre. Cette expérience est la source du roman qui le rend célèbre, Les Croix de bois, publié en 1919, qui obtient le Prix Fémina. En 1917, il entre au Canard enchaîné, où il se lie d'amitié avec Henri Béraud et Paul Vaillant-Couturier. Il publie dans ce journal un roman satirique intitulé "La machine à finir la guerre".
En 1939, il devient correspondant de guerre pour Gringoire. Il serait à l'origine de l’expression « Drôle de guerre » qui restera à la postérité.
Sans doute le plus montmartrois des écrivains, une grande partie de son oeuvre est consacrée à la Butte :
•Les Veillées du Lapin agile, 1920
•Montmartre, mon pays, Les Artisans imprimeurs, 1925
•Le Château des brouillards, Albin Michel, 1932
•Quand j'étais montmartrois, Albin Michel, 1936
•L'Esprit montmartrois avant la guerre, Laboratoires Carlier, 1939 (Illustrations de André
Dignimont)
•Bouquet de Bohème, Albin Michel, 1947
•Au beau temps de la Butte, Nouvelle librairie de France, 1949 (Illustrations de Van Dongen)
•Promenades montmartroises, Vialetay/Trinckvel, 1960 (Illustrations de André Dignimont)
En 1929, il succède à Georges Courteline à l'Académie Goncourt, dont il sera élu président en 1954, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1973 à l’âge de 87 ans.
Il repose au cimetière Saint Vincent de Montmartre, à quelques pas du Lapin Agile de sa jeunesse…
 

Le Lapin Agile
Doyen et dernier survivant des cabarets montmartrois, le Lapin Agile apparaît comme une petite demeure champêtre, accrochée aux vignes de Montmartre. Situé à l’angle des rues des Saules et Saint Vincent, son origine remonte à 1860. Ce n’était alors qu’une guinguette « Au rendez-vous des voleurs », qui devint « Le Cabaret des Assassins » en référence aux gravures et tableaux présentés sur les cimaises relatant les affaires sanglantes qui défrayèrent la chronique sous le second Empire, puis «A ma campagne » sous la direction de la mère Adèle, ancienne danseuse de Cancan.
En 1875, le peintre André Gill orna la façade d’une enseigne représentant un lapin bondissant d’une casserole. L’estaminet fut alors dénommé « Le Lapin à Gill », qui se transforma tout naturellement en « Lapin Agile ».
Afin qu’il ne périsse sous la pioche des démolisseurs, il est acheté dans les premières années du XXème siècle par Aristide Bruant qui en confie la destinée à une figure montmartroise, Frédéric Gérard, dit le père Frédé. Sous son impulsion, naît la tradition des veillées du Lapin Agile, où se côtoient des inconnus tels que Picasso, Utrillo, Braque, Derain, Modigliani, Apollinaire…
En 1905, Picasso offrit un tableau à Frédé connu sous le titre « Au Lapin Agile ». Il représente l’intérieur du cabaret avec Frédé à la guitare et l’autoportrait de l’artiste en Arlequin. En 1912, Frédé dans le besoin, se sépare de la toile pour une somme dérisoire. A la fin des années 80, elle sera vendue aux enchères à New York pour plus de quarante millions de dollars ! Elle est aujourd’hui exposée au Metropolitan Museum of Art de NewYork.
En 1922, Aristide Bruant vendit l’établissement dans des conditions amicales à Paulo, le fils de Frédéric Gérard. Sous sa direction et en compagnie de son épouse Yvonne Darle, le spectacle s’organise et prend un essor important. Des chanteurs, des poètes et des musiciens y font leur début. Parmi eux Claude Nougaro aura ce mot : « le Lapin Agile est le coffre-fort de l’éternité ».
Aujourd’hui, sous l’impulsion de son cabaretier Yves Mathieu, fils d’Yvonne Darle, entouré de son épouse Maria et de leurs fils Vincent et Frédéric, le Lapin Agile perpétue la tradition de la poésie et de la chanson montmartroises.
 

Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique
Baptisé par les journalistes : Coucher de soleil sur l’Adriatique
Huile sur toile : 81 X 54 cm – 1910 – attribuée à Joachim-Raphaël Boronali
Espace Culturel Paul Bédu – Milly-la-Forêt – France
Histoire
1910 – La toile est réalisée le 8 mars sous constat d’huissier
1910 – André Maillos acquiert le tableau pour un montant de 250 Francs. Dorgelès reverse la somme à l’orphelinat des Arts.
1953 – Paul Bédu en devient propriétaire.
1990 – Le 21 décembre, legs de Mme Paul Bédu à la commune de Milly-la-Forêt
2000 – La toile est exposée à l’Espace Culturel Paul Bédu depuis son ouverture le 24 juin. Par voeu testamentaire, celle-ci ne peut quitter son lieu d’exposition.
Expositions
1910 – Salon des Indépendants (salle N°22) Paris
1910 – Salon des Humoristes - Paris
1953 – Salon d’Hiver - Paris
1954 – Kermesse - Andrésy (Yvelines) commune proche du lieu de résidence de R. Dorgelès
1955 – Le Faux dans l’Art et dans l’Histoire - Paris
1957 – Salon de Printemps - Clichy la Garenne (Hauts-de-Seine)
1959 – Salon des Chansonniers - Paris chez la Mère Catherine à Montmartre.
1969 – Salon des Indépendants – Paris
Son auteur, l’âne dénommé Lolo, prit une retraite bien méritée, auprès de Margot, belle-fille de Frédé et épouse de Mac Orlan, à Saint-Cyr sur Morin. Neurasthénique et déprimé suite à son éloignement de Montmartre, Lolo se noie dans le petit Morin. La légende assure qu’il se serait suicidé !...
 

Le Salon des Indépendants
Fondée en association le 29 juillet 1884 sous l’impulsion d'Odilon Redon et reconnue d’utilité publique en 1923, la Société des Artistes Indépendants est créée par un petit groupe d'artistes novateurs, Paul Cézanne, Paul Gauguin, Henri de Toulouse-Lautrec, Camille Pissarro, Georges Seurat, Paul Signac…, soucieux de présenter en toute liberté leurs oeuvres au jugement du public et de s’affranchir de l’autorité des jurys académiques ainsi de tout jury d’admission.
Le premier Salon des Artistes Indépendants fut inauguré par Lucien Boué, président du Conseil Municipal de Paris le 1er décembre 1884. Installé au Pavillon polychrome situé à proximité du Palais de l'Industrie, il devint le refuge des « Refusés ». Parmi les oeuvres exposées, « la Baignade à Asnières » de Seurat refusée au Salon ; « le Pont d'Austerlitz » de Signac
En 1920, sous la Présidence de Paul Signac, le Salon des Indépendants se déplacera au Grand Palais. De prestigieux sociétaires participèrent à la renommée des Indépendants. Leurs oeuvres sont aujourd’hui exposées dans les plus grands musées du monde. En France, le musée d'Orsay détient plusieurs dizaines de chefs-d’œuvre refusés, alors, par les musées d'Etat : Claude Monet, Pissarro, Renoir, Sisley, Manet, Cézanne etc...
Certains de ces artistes ont créé des courants, des écoles, des tendances, suscité des mouvements qui font toujours autorité et référence dans le monde des arts : « le Rayonnisme, la Nouvelle Réalité, le Dadaïsme, le Constructivisme, le Réalisme, l'Abstraction, le Surréalisme, les Primitifs... ».
Le Salon des Indépendants se tient chaque année au printemps. Depuis 2006, l’association participe au salon Art en Capital sous la verrière du Grand Palais qui a lieu à l’automne et réunit les Salons dits historiques : Société des Artistes Français, Les Indépendants, Comparaisons, Dessin & Peinture à l'eau, Société Nationale des Beaux Arts.
Fidèles à leurs principes fondateurs, les Indépendants accueillent aujourd’hui encore des artistes de toutes nationalités, libres de présenter leurs créations « sans jury et sans récompense », au verdict du public et des médias.

 


 


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